vendredi 9 novembre 2012

Land art

Ne nous cachons pas la vérité, l'automne est arrivé, le froid, la pluie (on a même eu de la neige, 20 à 30 cm pendant deux jours !), les feuilles qui tombent, les marrons et glands qui font le bonheur des enfants et le casse croûte des écureuils... Et encore de belles journées de soleil, prétexte à rester dehors et pourquoi pas à créer ?

Voici notre premier land art, réalisé dans le jardin avec les enfants par une belle après midi d'octobre avec comme matières premières tout ce que l'on pouvait avoir sous la main dans le jardin !















C'est dommage, les photos ne sont pas très bonnes... Nous avons terminé notre œuvre à la fin du jour et la lumière n'était plus au rendez vous...
En tout cas, ce fut un bon moment, les enfants ont adoré, j'ai été surprise que Zéphyr participe autant et avec autant de patience et de minutie. Achille s'est de plus en plus investi et appliqué au cours de la séance et a très envie de remettre ça !

A bientôt !

samedi 19 mai 2012

L'enfant parti, l'enfant qui manque

Vague à l'âme...

Un creux dans le ventre au moment des règles, le rouge qui rappelle le vide, la perte.

En mars dernier, alors qu'on venait d'apprendre que notre Zéphyr allait être dialysé, je découvrais que j'étais à nouveau enceinte. On ne savait que faire de cet enfant qui arrivait en pleine tourmente.
J'ai décidé de ne pas décider, cet enfant, frère ou sœur de nos enfants, devait faire son chemin ou non.

Il s'est trouvé que non, à l'échographie le cœur était arrêté puis j'ai fait une fausse couche à l'hôpital, dans la chambre de notre fils, seule.
J'ai senti, j'ai touché cette petite vie qui filait entre mes jambes, entre mes mains.

Depuis, à chaque lune, à chaque saignée, c'est le même manque, au creux du ventre, au creux des bras...
Comment faire passer ce manque de l'enfant non venu ?

Le bonheur de saisir un enfant, un tout petit, né au terme du mien, de le voir s'éveiller, découvrir, sourire, accepter ma douleur, mon vide et espérer un jour...

Penser aux si, s'il était là, qu'en ferais je ? Serais je plus heureuse ? Serait il heureux ?
Dans cette vie trop dense, où pourrait il trouver une place ?
Où est il à présent ? Où sont ils nos enfants partis ?

...

lundi 30 avril 2012

Sylvain Tesson, une cabane en Sibérie et une belle âme

Bon, je sais, je viens encore ici parler de lecture mais... J'avoue, la vie, la mienne et celle des autres, me pèse, j'ai plus envie de m'évader dans les lignes, les imaginaires et par conséquent j'ai plus envie de parler de livres et des émotions qu'ils suscitent que de moi, mon petit quotidien à la va vite et de mes-enfants-qui-vont-pas-trop-mal-merci.

Il y a quelques mois mon compagnon recevait un colis surprise d'un ami, un bouquin et un petit mot. Un beau cadeau d'amitié pour mon chéri-ours qui rêve de solitude, d'île déserte et de survivalisme.
Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson, récit de bord de six mois de vie dans une cabane au bord du lac Baïkal...
Il a lu ce récit d'une traite, une lecture jouissive, joyeuse, masculine. Puis le livre est resté dans la pile, attendant que j'ai terminé ceux d'avant.

Dans les forêts de Sibérie, c'est une expérience solitaire et partagée.
Un auteur parisien, voyageur, aventurier sans doute qui désire s'isoler, se retrancher, se tester, se reposer loin du monde humain mais tout près du monde naturel, dans le grand froid sibérien.
Une cabane en bord de lac qui devient un laboratoire de lecture, d'écriture, un microcosme intellectuel.


Sylvain, et serait ce un hasard ce prénom pour cet homme amoureux de la forêt ?, Tesson nous embarque dans sa vie de sauvage et dans ses questionnements d'humain, jour après jour. C'est un carnet de bord d'un homme qui revendique et craint sa solitude, d'un homme qui recherche à la fois le confort et le dépassement de ses limites, qui recherche en même temps la simplicité et la complexité de la pensée.

Son aventure ne peut laisser indifférent. L'écriture fluide et douce est terriblement humaine et honnête. Comme il le dit, dans nos vies trépidantes et stressantes, on devrait tous avoir le luxe d'une cabane loin de tout pour se replonger dans ce qu'est la vie, ce qu'est notre place dans le monde et la nature.
Je lance ici comme une bouteille à la mer, Sylvain, tu m'emmènes avec toi la prochaine fois ?

dimanche 5 février 2012

Henry Bauchau, écrivain du siècle

Henry Bauchau est un homme formidable qui va ou a déjà 100 ans.
Il est belge, vit en France et a beaucoup écrit : du théâtre, de la poésie, des romans, des essais.
Il est psychanalyste, a fait des études de droit, a été avocat, croyant et soldat.





Henry Bauchau est un homme bien, je l'aime beaucoup.
Je le connais depuis 2008, quand il a reçu le prix du Livre Inter avec son roman largement autobiographique Le boulevard périphérique, j'ai entendu sa voix et son émotion. La voix d'un vieil homme heureux d'être reconnu, heureux d'avoir partagé quelque chose avec des lecteurs, heureux et bouleversé de vivre.
Sa voix et son émotion m'ont chamboulée et avant de connaître et d'aimer sa littérature, je l'ai aimé lui.









J'ai dévoré et pleuré Le boulevard périphérique, récit d'un vieil homme qui accompagne la femme de son fils dans son dernier combat contre le cancer, récit d'un homme qui va et vient de sa maison à l'hôpital par le périphérique, un homme qui regrette, qui apaise, qui espère. Et qui se souvient.







Ensuite et paru Le déluge qui est un roman sur une femme malade d'un cancer qui se réfugie dans le Sud, arrête sa vie de dingue et se cherche sur un port. Elle rencontre un artiste maudit et fabuleux qui se prend d'amitié pour elle et qui la choisit comme "pilier" de sa vie à lui. Il est malade lui aussi et doit peindre un tableau, son dernier, son chef d'oeuvre. En peignant elle va guérir et se découvrir.
Est ce que avec Le déluge, Bauchau soigne sa belle fille ? Lui trouve une porte de sortie ?














Je viens de terminer L'Enfant rieur... Et je suis émue de mieux connaître ce grand monsieur si modeste. Bauchau y (d)écrit sa vie de 1914 à 1940, soient les malheurs et bonheurs de sa famille et lui pendant la "Grande guerre" jusqu'à la débâcle belge en 1940.
Il y raconte sa vie et ses choix de "personnage", comment il se construit bon gré mal gré. Comment sa vie l'a poussé à fermer la porte au nez de l'enfant rieur qu'il a été, qu'il aurait pu être.
C'est un grand livre, plein d'humanité, de questions, d'erreurs et de repentis.

En savoir plus :
http://www.dmnet.be/voix/main/fr/pgatfr/autfr10.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Bauchau


vendredi 27 janvier 2012

"Rechercher l'éclat de rire de notre enfant"

Je viens de lire un article écrit par Catherine Dumonteil-Kremer sur son blog Elever son enfant autrement et vivre sa vie (merci Lo :-) ) et elle nous demande ce que nous attendons nous adultes pour oser faire les fous avec nos enfants.

C'est un bel article qui donne envie de se bouger les fesses, de ravaler sa fierté d'adulte et de foncer dans un tas d'enfants pour chatouiller et se faire chatouiller !!

Alors : pourquoi pas ??

mardi 24 janvier 2012

De 2010 à 2012

Si je reprends l'écriture ici il me faut revenir sur deux ans de ma vie, de notre vie, deux ans intenses et graves, deux ans "fondateurs".

2010, un couple, une boucherie, deux enfants, une vie qui roule avec plein de bonheur, plein de fatigue et du stress à revendre aussi.
Fin mai, notre deuxième fils qui allait sur ses deux ans se met à gonfler, des paupières si épaisses qu'on peine à voir ses yeux si bleus, des gambettes si dodues qu'il n'arrive pas à faire du quatre pattes. Première piste sur les allergies, allons y. Pendant un mois des traitements allopathiques, homéopathiques, kinésiologie, évictions alimentaires, traitement anti acarien de toute la maison... Rien... Un petit nuage qui reste gonflé mais qui reste heureux, un sourire qui fait tout oublier, les paupières, les petons...


Début juillet, nous allons montrer notre petit bonhomme et ses œdèmes à l'un des services pédiatriques les plus proches de chez nous, on s'imagine rentrer vite chez nous avec de nouvelles pistes et traitements. La pédiatre se jette sur notre fils et décide de l'hospitaliser parce qu'il est dans un état très grave. D'un coup d'un seul, nous passons de "allergie saisonnière" à "état très grave, analyse de sang et d'urine, transfert à Lyon, biopsie rénale".
Donc oui, le test pipi sera décisif, Zéphyr a un taux très élevé de protéines dans ses urines, signe d'une maladie rénale qui s'appelle "syndrome néphrotique", en bref des reins qui ne filtrent plus et laissent partir dans les urines les protéines et autres choses dont le corps a besoin.
Transfert à Lyon, biopsie rénale, un bébé qui hurle, qui tète, qui a peur et nous aussi. Quand je repense à nous quatre, notre petite famille, je nous sens comme un radeau dans la tempête.
Nous resterons dans le service de néphrologie de Lyon de début juillet à début septembre, sans pouvoir rentrer chez nous. Début septembre, nous sommes transférés à l'hôpital de Valence, plus près de chez nous pour nous permettre petit à petit de rentrer à la maison en "permission".
Deux mois d'hôpital lyonnais, un été si chaud avec un enfant qui avait tellement soif ! La protéine qui file dans ses urines empêche à ses veines de conserver l'eau de son sang, il se sent donc constamment déshydraté. Et on me demande de moins l'allaiter car il faut que son apport en liquide diminue pour que ses œdèmes dégonflent.
Zéphyr est traité pendant un mois et demi pour un syndrome néphrotique idiopathique, une maladie qui se déclencherait par crises et à force de corticoïdes et autres joyeusetés pourrait finir par s'estomper voire disparaitre. Seulement en cours de route les lamelles de biopsies seront relues et le diagnostic changera, notre si beau nuage a la forme "génétique" de la maladie, une "sclérose mésangiale diffuse".
Autrement dit, les corticoïdes n'ont servi à rien mis à part mettre un peu plus à mal ses muscles déjà atrophiés par les œdèmes. Comme traitement de sa maladie, on poursuit donc les perfusions d'albumine (protéines), on supplémente en lui donnant "par la bouche" ce qu'il perd de trop dans ses urines et on enrichit considérablement son alimentation tout en diminuant drastiquement le liquide qu'il a le droit d'avaler.
L'allaitement maternel passe à la trappe, je parviens tant bien que mal de le garder tant que Zéphyr est mal, qu'il en a besoin pour affronter tout cela. Petit à petit, on diminue puis je tire mon lait et on l'enrichit. Parce qu'en plus de tout le reste notre fils est dénutri, son corps est plein d'eau et lui dessous il pèse de moins en moins.
Pour ses perfusions d'albumine et parce que du fait de sa maladie ses veines sont très abimées, on lui pose une voie veineuse centrale, un tuyau branché sur une grosse veine. Avec les risques, thrombose aggravée, infections sanguines. Adieu petit ventre tout vierge...


Avec l'annonce de cette maladie, on rentre dans une pensée du long terme, parce qu'à un moment donné ses reins ne marcheront plus, qu'il faudra le dialyser et qu'ensuite il faudra le greffer. Parce qu'avec les maladies du rein, les enfants ne mangent plus, ils sont donc nourris "autrement", on dit aussi "gavés".
Zéphyr aura donc eu ses moments "tuyau dans le nez" avec sa sonde naso gastrique qui automatiquement "montrait" sa maladie au monde entier. On ne me disait plus dans la rue "quel beau bébé bien portant, on voit qu'il est en bonne santé". On a réussi quand même à faire sans, à retarder cette échéance là et à l'accepter tant bien que mal quand elle est arrivée. Parce que passer de mon sein au lait qui coule dans son ventre sans qu'il en ai même conscience, moi je ne pouvais pas, il me fallait un palier.




Malgré nos efforts, le souci et les soins du personnel de Valence et de Lyon, Zéphyr va de plus en plus mal, il est souvent déshydraté et a cruellement besoin de ses perfusions d'albumine. C'est très dur parce qu'on a tous besoin de souffler, on se manque tous horriblement. Zéphyr entre à grand pas dans l'insuffisance rénale, ses reins fonctionnent de moins en moins. Et comble du comble, il fait de plus en plus pipi et donc perd de plus en plus de protéines.
Et il vomit. Au début 2011 il vomira quasi en continu pendant 15 jours. On lui diagnostique alors un reflux gastro-oesophagien important. Et on prévoit alors de l'opérer, un chirurgien vient m'expliquer comment il va corriger ce reflux en resserrant la jonction oesophage-estomac et comment en même temps il va poser une "gastrostomie" (tuyau d'accès direct sur l'estomac pour l'alimentation entérale, remplaçant plus esthétique de la sonde naso gastrique).
L'opération a lieu, on est tous morts d'angoisse en particulier Achille, on fait de notre mieux en tant que parent mais comment épargner à Achille notre souci, son souci pour son frère ? L'opération s'est bien passée, Zéphyr va très bien et son état se stabilise quelques mois. Pour se dégrader quand même.
Finalement les médecins capitulent en même temps ou presque que les reins, Zéphyr sera opéré en avril 2011. En lui enlevant ses reins, on lui enlève sa maladie mais on lui en crée une autre. La dialyse fera leur travail en attendant... En attendant qu'il y ait des reins pour lui, un malheur ailleurs. Zéphyr est inscrit sur la liste de greffe le 29 mars 2011.
Encore une fois, il est vite remis de l'opération. Il restera une grosse semaine en réanimation, le temps d'augmenter les volumes de dialyse tout en préservant au maximum son péritoine. Parce que notre zébulon est l'un des rares enfants en dialyse péritonéale, c'est à dire qui dialysent en faisant infuser un liquide dans une partie très vascularisée de son péritoine où s'effectuent les échanges d'ions pour nettoyer leur sang. Petit à petit on trouvera un rythme de croisière pour que sa dialyse se fasse la nuit sur 12 heures.

Et la dialyse lui fait du bien !!! Les œdèmes disparaissent tout à fait, son teint blafard brunit avec les beaux jours, ses cheveux poussent et ses muscles s'affermissent. Mis à part l'interdiction de boire et les 12h de branchement et les visites en consultation à Lyon et les diverses hospitalisations, on reprend tous goût à la vie ensemble, dans notre beau village, en famille.
De plus, nous avons acheté une maison, une maisonnette des années 60 en moellons, au fond d'un jardin, qu'un ami nous a remis à neuf , un chez nous pour y avoir chaud l'hiver, chaud au corps et au coeur.



Grâce à l'aide d'amis et amies, nous emménageons dans notre cabane en juin 2011, juste avant la saison. Mine de rien, mis à part le travail et le rythme tendu de l'été ici, notre été fut tranquille, familial, l'herbe du jardin était pleine d'orchidées sauvages, les enfants étaient heureux d'être ensemble, d'être chez eux, les soirées et les fins de semaine étaient souvent conviviales avec des amis, des barbecues, des étoiles...
Puis vint l'automne et l'hiver et 2012.

2012.
C'est étrange de vivre "quand même", quand un tsunami a dévasté notre vie. Et pourtant. Pourtant on vit. Et on sait que ça pourrait être pire.
Vivre avec la maladie, au quotidien avec cette machine qui empiète sur le lit de notre fils, qui morcelle nos nuit quand elle sonne, qui nous empêche de bouger comme on voudrait, les branchements et débranchements, les pansements, tout en soin stérile, puis avec toujours dans l'esprit la peur, l'angoisse, cette idée qu'on peut avoir à partir pour l'hôpital pour une fièvre, un liquide de drainage trouble, une douleur, un problème avec le KT... et cet espoir fou, terrible, comme une boule dans le ventre à chaque fois que le téléphone sonne, la greffe, ils ont un rein pour notre Zéphyr, qui avec le temps est devenu un peu le leur aussi, un rein qui lui permettra de boire, de se baigner, se promener tout nu, grandir encore, s'épanouir toujours.
Être dans l'attente sans y être vraiment, parce qu'on en n'a pas le temps, ni même l'envie, ce serait trop moche d'attendre une mort quelque part pour du mieux être chez nous. Alors on vit, on rit, on pleure, on chante, on joue, on se dispute, on observe, on apprend, on crie, on dort, on se console, on prie, on comprend et on grandit.
Au sens propre, Zéphyr a grandit de plus de 9 cm depuis le mois d'avril un record sans hormone de croissance qui lui permet de retrouver une courbe de croissance "normale".
Au figuré, Zéphyr et Achille mes trésors, vous me faites grandir chaque jour... Je vous aime...






Je dédie ce récit à Achille, mon grand soleil qui sait être si courageux et tenace, 
à Simon mon éternel amoureux qui tient bon, 
à tous nos amis et amies qui nous ont soutenus tant bien que mal
 pendant tout ce temps et continuent, 
à nos familles, aux parents rencontrés au hasard d'un couloir d'hôpital
et au personnel médical de Valence et Lyon qui allie compétence et humanité...

A Zéphyr, petit nuage qui vaut tous les combats...






















dimanche 18 décembre 2011

De retour ???

Et si...

Et si je revenais par ici raconter toutes nos aventures, les drôles, les terribles, celles qui nous font grandir et réfléchir, celles qui nous plombent ?

On me dit de revenir, on m'encourage, maintenant tout ne tient qu'à moi, trouver une petite place dans mon quotidien chargé pour venir écrire et partager...

Et retrouver le fil de mon histoire, m'aider à être qui je suis et qui je veux être, m'encourager dans mes combats, au jour le jour, refouler le sol de la tente, consolider les piliers de l'ebawel.

A bientôt ?

vendredi 13 novembre 2009

Achille photographe

Voilà ce que l'on récolte de laisser un monstre de trois ans jouer au photographe : un tour de la cuisine à hauteur de petit prince !!


vendredi 14 août 2009

De retour ?

Un bail que je n'ai rien écrit ici.
La vie s'est chamboulée, en bien, en formidablement bien...

Nous vivons dans un beau village drômois depuis décembre dernier et nous avons repris la boucherie depuis mi mars. Beaucoup de travail, de plus en plus avec l'été...
Achille est allé à l'école, il a beaucoup aimé et a hâte d'y retourner.
Nous nous sommes fait des amis ici, difficile de s'imaginer qu'on était à Lyon 9 mois en arrière.
La vie qui change, qui s'emballe, qui nous émerveille... et nous offre des merveilles !

Zéphyr, notre deuxième garçon est né le 30 juin dernier, à la maison.
Il est magnifique et nous sommes tous trois tellement heureux de son arrivée parmi nous !!



Un petit nuage de douceur qui nous remplit de bonheur !!!

Je ne sais pas si j'aurais le temps de continuer l'écriture ce blog mais j'en aurais bien envie.
Ecrire donne parfois du sens aux choses et en relisant mes posts, je prends du plaisir à me lire. Et je me souviens...

Pourquoi pas ?
Attendons la fin de la saison pour prendre une décision...

En tout cas, petit mot à tous ceux qui ont des projets et hésitent...
Construisez votre vie, n'ayez pas peur de franchir le pas, d'aller de l'avant.
Le jeu en vaut la chandelle, on a droit à l'erreur mais ce n'en est pas une de concrétiser ses envies.



jeudi 6 novembre 2008

L'accouchement à domicile en danger !

Soutenons l'accouchement à domicile, soutenons les trop rares sages-femmes qui les pratiquent, soyons déchaînées !!!

Signons le manifeste des Déchaînées en faveur du droit à l'accouchement à domicile accompagné par une sage-femme !!!

C'est urgent !!!!!

mercredi 22 octobre 2008

Petite nouvelle, grande nouvelle...

Que de changements dans nos vies...

Nous voilà déjà dans les cartons car nous quittons Lyon fin novembre et il y a du travail pour empaqueter et trier tout ce beau bordel.
Nous sommes tous les trois dans les délices de l'attente : une nouvelle vie à la campagne, dans une maison magnifique avec jardin, Achille inscrit à l'école (et oui !! Mon bonhomme entre à l'école le 8 décembre, comme un signe le jour de la Fête des Lumières de Lyon !!), la boucherie pour le début du printemps.

Et bien il semble que dans la vie, quand on veut du changement, il arrive par paquets...

Me voici enceinte pour la deuxième fois.
Nausées, tiraillements ovariens, vertiges, bouffées de chaleur, aigreurs d'estomac et un petit gars tout perturbé on ne sait pour quoi ont été des signes bien révélateurs. Puis la prise de sang et un résultat positif sont venus confirmer la présence d'une petite graine au fonds de moi.


Une petite graine bien vivante, qui tiraille et réagit déjà à la chaleur de la main de son papa.

Nous sommes très heureux de cette jolie surprise de la vie.
Comme quoi, quand on n'attend plus...

lundi 29 septembre 2008

Petit coin de paradis dans le Pilat

Il y a 15 jours nous avons fait une balade familiale bien sympathique à Sainte Croix en Jarez, petit village proche de Rive de Gier, à un peu plus de 30 minutes de Lyon.


Le guide ne nous a pas menti, Sainte Croix est un magnifique petit village qui figure parmi les "plus beaux" de France. Enfin, du village on a surtout vu la fameuse "chartreuse" dont une bonne partie est devenue des maisons d'habitation.
Les bâtiments sont immenses et bien conservés. C'est tout bonnement grandiose !



Après une brève visite du village nous avons essayé de suivre les indications du guide pour une petite rando. Dès le premier chemin nous sommestombés sur une haie de ronces pleines de mûres à point... Quelle joie pour Achille : c'est son fruit préféré !! Autant vous dire qu'on a été bien freiné dans notre élan par la cueillette car la haie était bien longue et certainement qu'elle nous a déconcentrée et nous a fait perdre notre chemin la coquine !


En fait, notre balade devait nous conduire au sommet d'un col où il y a des mégalithes, dont un qui "chante" et qui s'appelle... la "pierre du diable" bien sûr ! Ben on a trouvé des mûres, des champignons (des rosés des prés), des cailloux, des glands, des fleurs et des pissenlits pour Gris mais pas de pierre qui chante ! Et des jeunes génisses qui nous faisaient de l'oeil ;-)


On est bien arrivé au sommet du col mais de l'autre côté et comme j'étais fatiguée et qu'il se faisait tard on est rentré, en coupant par les champs. On a bien retrouvé notre chemin, village puis la voiture puis la route jusqu'à la maison.

Plus d'info ici

samedi 20 septembre 2008

On ne met pas n'importe quoi sur les fesses de nos bébés !!

Enfin, une dépêche AFP pour conforter les efforts des mamans natures qui font attention aux produits de soin pour leurs touts petits.

Une équipe de chercheurs du Comité pour le développement durable en santé (C2DS) ont étudié les cosmétiques contenus dans les "trousses cadeaux" que les futures mamans reçoivent en maternité et ont mis en exergue des produits dangereux qui seraient responsables de cancers trente ans après.

"On a de fortes présomptions pour nombre de ces produits" et "on n'arrive pas à avoir la preuve de leur innocuité", a souligné devant la presse Olivier Toma, président du Comité pour le développement durable en santé (C2DS) et directeur de clinique.

Selon André Cicolella, chimiste toxicologue, ils contiennent très souvent des parabens, des conservateurs dont certains interfèrent avec le système hormonal.

On y trouve aussi de l'EDTA -acide éthylène diamine tétraacétique-, un stabilisateur de produits qui peut être reprotoxique, ou du bisphénol A, classé au Canada comme substance toxique. Du phénoxyéthanol, qui favorise l'absorption du produit par la peau, pourrait être dangereux pour le système nerveux et le sang. Quant au BHT, il serait suspecté d'être cancérogène, de même que l'aspartame.

Enfin l'eau minérale de la mallette est particulièrement chargée en nitrates, selon le Comité."

A lire d'urgence ici !

Et puis parce que dénoncer sans proposer ne sert à rien, j'invite toutes les mamans du monde à acheter bio le plus souvent possible, à s'interdire les lingettes, à utiliser un savon doux et naturel tout simple comme le savon d'Alep et à fabriquer son propre liniment, le meilleur hydratant pour les peaux de bébé et de toute la famille.

Voici une recette toute simple, à améliorer selon ses envies :

Huile d'olive bio et eau de chaux même poids, une cuillère à café de beurre de karité, un peu d'eau de fleur pour le parfum, une goutte de macérat de calendula, d'huile de germe de blé si on en a.
Tout au mixer.
Puis on verse dans un récipient opaque.



ça prend 2 minutes, ça ne coûte presque rien.
On n'en fait pas beaucoup à chaque fois, de quoi "tartiner" pendant 1 mois maximum.



lundi 15 septembre 2008

Révoltons nous !!

La vie est dure, la vie est chère et on n'en peut/veut plus...

Les dernières nouvelles du matin, qui laissent profiler à l'horizon crises bancaires et financières, ne vont pas arranger nos quotidiens plus ou moins dramatiques selon notre position géographique sur le globe terrestre et notre situation sociale.

Alors révoltons nous, avec classe, avec humour !!

Ne soyons plus passifs mais allons vers plus de communication dans un monde qui nous promet qu'il l'est.

Lisez donc ce que j'ai reçu ce matin dans ma boîte aux mails de ma copine Sabine :

CONTRIBUABLES
copie de vrais courriers reçu par le trésor public...


Cher Monsieur.
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 12 avril dernier par laquelle, pour la troisième fois, vous me réclamez le remboursement de l'argent que je vous dois. Sachez tout d'abord que je ne conteste pas cette dette et que j'ai l'intention de vous rembourser aussi tôt que possible. Mais d'autre part, je vous signale que J'ai encore beaucoup d'autres créanciers, tous aussi honorables que vous et que je souhaite rembourser aussi. C'est pourquoi, chaque mois, je mets tous les noms de mes créanciers dans un chapeau et en tire un au hasard que je m'empresse de rembourser.
J'ose espérer que votre nom sortira bientôt. Entre-temps, je vous prie d'agréer, monsieur. l'assurance de mes sentiments distingués.

P.S. : Votre dernière lettre étant rédigée de manière fort peu courtoise, j'ai le regret de vous faire savoir que vous ne participerez pas au prochain tirage.


Monsieur l'agent du Trésor Public,
Mon colis a pu vous étonner au départ. Alors voilà quelques explications. Je vous joins à cette lettre une photocopie de l'article du Nouvel Observateur intitulé « Les vraies dépenses de l'état » vous noterez que dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l'Élysée a l’habitude de payer des brouettes 5200 francs, des escabeaux 2300 francs et des marteaux 550 francs pièce. Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe) rapporte que le prix des sièges WC du nouveau Ministère des Finances est de 2750 francs pièces.Vous devant la somme exacte de 13216 francs pour l'année fiscale qui s'achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 13750 francs.
Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes oeuvres ou bien d'utiliser les 434 francs restant pour acheter un tournevis supplémentaire à notre Président de la République (voir article "Les vraies dépenses de l'état“).
Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n'hésitez pas, à l'avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l'état.
J.0., un contribuable heureux.

D'autres perles du même genre les accompagnaient et tout cela nous a bien fait rire !

ça donne bien envie de tenter le coup, d'écrire, de râler, de se plaindre quand on est mécontent. Trop de fois on se met en colère et on veut réagir et puis a passe, on n'oublie pas tout à fait mais on se tait. Comme dans le journal auquel on est abonné, à gauche et qui publie pleine page, même double page les publicités honteuses de EDF-GDF, de4x4, de Véolia... Berk...

Bien à vous, moi je dis vivement la campagne, vivement la fin du monde, à mort les c*ns !
On ne nous y reprendra plus !

mardi 9 septembre 2008

samedi 6 septembre 2008

Coulis de tomates et ratatouille

Je profite d'avoir la maison pour moi toute seule puisque mon grand amour est au travail et le petit à la sieste pour blogger un peu et partager deux recettes toutes simples mais tellement bon qu'il n'en reste plus !

Voilà mes occupations de jeudi matin, après le marché où je me suis laissée séduire par un bon kilo de tomates bien mûres pour un euro et par la perspective d'une (dernière?) ratatouille.

Coulis de tomates - basilic

Pour 1 kilo de tomates bien mûres du potager ou du producteur :
1 belle branche de basilic
1 cuillère à soupe de sucre roux
1/2 cuillère à soupe de sel gris
De l'huile d'olive

Laver les tomates et les couper en morceaux ni trop gros ni trop petits.
Dans une casserole, verser de l'huile d'olive puis ajouter les tomates.
Mettre à cuire à feu moyen.
Quand ça bouillonne, ajouter le sucre et le sel, tourner et baisser le feu à doux.
Au bout d'une dizaine de minutes, arrêter le feu. Les tomates doivent être en purée.
Ajouter la branche de basilic. Laisser reposer une demie heure puis mixer au robot plongeant.

A cuisiner de suite, peut se conserver au réfrigérateur un moment ou se stériliser en pots...
C'est la sauce idéale pour les gratins de pâtes, les pizzas...

La ratatouille : attention spécialité !!!

La ratatouille, c'est un plat bien particulier à la personne qui le fait : avez vous remarqué que personne ne la cuisine de la même façon !
Je rougis en écrivant que j'aime beaucoup la mienne, je n'en ai jamais mangé de meilleure :P !

A en faire déborder ma poële :
- Un gros oignon jaune ou deux moyens émincés
- Deux poivrons verts, rouges ou jaunes (je préfère les verts qui sont plus forts), en carrés de 2 cm de côté environ
- Deux belles aubergines coupés en dés de moins de 2 cm
- Deux courgettes moyennes / trois petites / une grosse, coupées den dés de 2 cm
- Trois ou quatre tomates moyennes, bien mûres, coupées comme on peut
- Du sel et des épices* (curcuma, piment doux, cannelle, cumin, poivre) et des herbes (basilic, persil, origan...)
-De l'huile d'olive

Mettre l'huile à chauffer doucement dans la sauteuse. puis baisser le feu entre moyen et doux.
Verser les oignons, saler un tout petit peu**, ajouter le curcuma. Laisser "fondre".
Ajouter les poivrons et le piment doux, une pointe de sel. Bien mélanger et laisser fondre à nouveau à couvert pendant 5 à 10 minutes.
C'est le tour des aubergines, de la cannelle, une pointe de sel, on mélange bien, ou recouvre et on laisse encore 5 à 10 minutes.
Quand les aubergines ont bien "fondu", on ajoute les courgettes, le cumin et toujours la petite pointe de sel. Bien mélanger et recouvrir. Laisser 5 minutes.
Les courgettes ont fondu à leur tour, ajouter les tomates, du poivre noir moulu, du sel. Laisser cuire à couvert quelques minutes puis enlever le couvercle.
Le jus va s'évaporer un peu, ajouter les herbes choisies, sauf le basilic qu'on ajoutera seulement en toute fin de cuisson, quand on coupera le feu.
Laisser cuire environ une dizaine de minutes puis retirer du feu.

*Pour le dosage euh je dose pas... expérimentez !
** On ajoute du sel à chaque ajout de légume, donc la dose correspond au légume ajouté pas plus..

A déguster avec du riz rond bien poivré !!
Même froid c'est excellent, avec un filet d'huile d'olive bien corsée...

(Mes photos sont sur l'appareil, l'appareil ne répond plus... Si je les récupère je les rajouterais...)

Et bien sur ce bon appétit :-)

mercredi 3 septembre 2008

Tourte aux blettes, poulet et cacahuètes

Voici en mots et images la recette d'une de mes spécialités, inspirées de la spécialité niçoise mais en salé. On peut en faire facilement une version végétarienne en enlevant le poulet et même vegan en remplaçant beurre et lait par des substituts végétaux.

Ingrédients pour une belle tourte :
- 1 kg de côtes de blettes, vert et tiges
- 2 filets de poulet découpés en lamelles
- 1 oignon moyen émincé
- du jus de citron
- des épices (curcuma, cumin, ras-el-hanout jaune, poivre et sel)
- de la coriandre fraîche
- 1 poignée de cacahuètes dessalées (ou bien des pignons ou des amandes) et moulues avec un peu de sucre en poudre
- de quoi faire une grosse boule de pâte brisée

Préparer les côtes de blettes, séparer les tiges des feuilles, bien laver, couper en petits morceaux. Faire chauffer deux casseroles, quand elles bouent, y mettre les blettes, vert d'un côté et tiges de l'autre. Faire cuire pas trop longtemps (deux minutes pour le vert, cinq pour les tiges).
Egoutter, bien écraser le vert pour que le maximum d'eau parte.
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une casserole et faire suer l'oignon émincé, ajouter du curcuma et du sel. Ajouter le vert des blettes, du cumin, du jus de citron et du sel. Laisser cuire deux minutes en tournant puis verser reposer dans un plat.
Dans la même poële (économie de vaisselle !), faire fondre un peu de beurre et ajouter les tiges découpées des blettes avec du ras-el-hanout jaune. Laisser cuire deux minutes, ajouter un peu coriandre hâchée et du jus de citron et verser dans un deuxième plat.
Dans la même poële, verser un peu d'huile d'olive et faire revenir les lanières de blanc de poulet avec du cumin, ras-el-hanout, sel et jus de citron. Quand la viande a blanchi, ajouter de la coriandre hâchée et couvrir. Laisser cuire dix minutes à feu doux.

Préparer la pâte brisée, la laisser reposer au réfrigérateur un moment.
Couper la pâte en deux et abaisser un plat graissé avec un morceau. Piquer.
Déposer le poulet préparé, puis les tiges et recouvrir par le vert.


Saupoudrer généreusement de cacahuètes (ou mandes ou pignons) préparées.


Etendre l'autre pâte et poser la au-dessus.
Badigeonner de lait pour dorer.

Au four une bonne demie heure th 180°.


Ici servi avec un petit peu de blé...





mardi 2 septembre 2008

Son gras et elle

(et le mien n'en parlons pas...)




Mon gras et moi


Recommandé par des Influenceurs

Faga

Depuis quelques temps Achille me parle d'un forum où il discute de vaches avec des amis chiens, chats et humains et qui s'appellerait Faga.

Je passe bien du temps sur le net entre les mails, les Mamans Natures et les diverses recherches. Le web fait partie de son quotidien aussi, sans doute a-t'il été un peu jaloux que sa maman aie des ami(e)s virtuelles et pas lui.

Donc cette après midi nous avons ouvert un petit blog qui s'appelle Faga, le forum pour Achille, où nous tacherons de mettre en ligne les débordements rêveurs et rieurs de ce petit blondinet, de l'imagination toute fraîche pour nous faire sourire et réfléchir.

Voilà Faga est là, venez-y donc !

mercredi 27 août 2008

Notre future maison en images

Nos dernières excursions bourdeloises ont porté des fruits et quels fruits !

Par hasard, nous avons rencontré un autre couple et parents d'un petit garçon qui ont une maison à louer. Par chance, c'est une maison incroyable, tout ce dont nous rêvions : de l'espace en extérieur, du confort et du caractère en intérieur, une source, la rivière au fond du jardin...

Nous nageons en plein rêve... vraiment...

Voilà quelques images de notre futur chez nous.





Nous y serons début décembre, l'attente va être dure mais bien occupée, entre les cartons, le tri, les papiers...
Mais vivement vivement !!